TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Europe   /   L’INFO EN CONTINU   /   LE CHOIX DE LA RÉDACTION

Islamophobie: chargé d'affaire de France convoqué, l'état-major iranien s'adresse au président Macron

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président français s'affiche aux côtés du drapeau israélien sans que le drapeau français soit visible, janvier 2020/AFP

Il a suffi de moins d'une semaine pour que le scénario concocté à Tel-Aviv et appliqué à Paris par le Rothschildien "pur et dur" qu'est Emmanuel Macron soit porté, normalisation oblige, au grand jour. Ce mardi 27 octobre, et alors même qu'une France économiquement en quasi faillite devra faire face non seulement au boycott très large de ses produits dans une cinquantaine de pays musulmans dont certains font partie des débouchés vitaux pour les produits français comme Doha, Dubai, Amman, Istanbul....des voix s'élèvent pour réclamer le retrait des "capitaux musulmans" des établissements bancaires en France. Pour être royal, il l'est ce coup israélien qui à travers l'affaire Parly , montée de toute pièce par le Mossad, a visé dès la première heure à dissocier la base musulmane du reste de l'Etat français et ce, avec la bénédiction d'une présidence qui a prouvé à plus d'une reprise sa fidélité aux fils du Sion. Dans un bref communiqué émis ce samedi, le ministère sioniste des A.E.  affiche son cynique triomphalisme d'avoir eu les Français et visiblement, soulagé à l'idée de voir la France, pays qui compte trois fois plus de français musulman que de français juifs dit " se tenir aux côtés de Paris".

Ce mardi, le prosélytisme anti-Islam de l'Elysée a valu au chargé d'affaire de l'ambassade de France à Téhéran, Florent Aydalot une convocation au ministère iranien des A.E. Lors de sa rencontre avec le substitut à l’ambassadeur de France, le directeur général adjoint pour l'Europe au ministère des Affaires étrangères a tenu à condamner les propos de la président française sur l'islam et sa défense acharnée à ce que les villes françaises devienne des expos grandeur nature contre les valeurs les plus sacrées de plus d'un milliard de musulmans. « Toute action offensante et tout manque de respect envers le Prophète de l'Islam ainsi que les valeurs sacrées de l'Islam sont fermement condamnées, qui que ce soit, qui les ait commis, peu important son statut au sein d’un pays… ».

« Il est profondément regrettable d'inciter à l'islamophobie et à la propagation de la haine sous le prétexte de la liberté de l'expression ; laquelle liberté doit servir la communication, l'empathie et la coexistence pacifique entre les sociétés humaine », a ajouté le haut diplomate du ministère des Affaires étrangères.

Et le responsable iranien d'ajouter : « La réaction irrationnelle des autorités françaises aux actions des extrémistes qui recourent à la violence au nom de l'islam n’aura pour conséquence qu’accroître les tendances déviantes qui sont incompatibles avec cette religion divine, religion qui appelle toujours à la tolérance, au rationalisme, à la paix et à la justice ». Certes, le chargé d'affaires de l'ambassade de France a promis de transmettre dans les meilleurs délais la protestation aux autorités concernées mais vu le tropisme pro-Israël du couple Elysée-Quai d'Orsay, il est peu probable que cette protestation aboutisse. Et pourtant la France a tout intérêt à rectifier le tir avant qu'il ne soit pas trop tard car la côté des pertes financières est l'infime partie dans toute cette histoire, comme le laisse entendre la position du chef de l'état-major iranien, le général de brigade, Baqeri. 

Réagissant aux propos du président français contre l'islam, son nombre prophète et les Musulmans de France contre qui il utilse de plus en plus fréquemment le terme "séparatiste", le général Mohammad Bagheri a affirmé: « Les déclarations  d’Emmanuel Macron, qui se posent comme étant un feu vert à la campagne d'injure et d'offense contre le grand prophète de l'islam.[…], a une fois de plus remis en cause les fausses prétentions de ceux qui se disent défenseurs des droits de l'homme et qui offensent les valeurs sacrés alors même qu'aucun texte ni document relevant du droit international  ne justifie ni ne permet ce genre d'insulte contre les religions divines. Il est curieux que des gouvernements occidentaux dont celui de la France qui a à son actif la création des groupes takfiristes et terroristes comme Daech, groupe qui n'ont rien de l'islam tentent de la sorte d'assimiler les actes de sauvagerie terroristes à cette religion de paix et de miséricorde et à en taxer ses disciples.

Cela fait deux ans que l'Etat français traverse une crise profonde et fait face de nombreux défis dont des mouvements de protestation continue. Mais vouloir s'en désister sur le dos des Musulmans, et ce, sous prétexte de lutte contre l'extrémisme, cela est un pas que la France ne devrait franchir. Ce n'est pas en insultant les Musulmans que l'Etat français résoudrait ses problèmes, a dit le général, en appelant l'élite française et du monde à conseiller l'Etat français à cesser ce "jeu dangereux" et à renoncer à attiser les ressentiments de plus d'un milliard de Musulmans. 

 

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV